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Elles sont fréquentes et graves et représentent
un facteur important de la morbidité et de la mortalité
des nouveaux-nés .
Fréquence
et gravité
Deux
pour cent des enfants sont infectés in utéro
et jusqu'à 10% lors de l'accouchement et du premier
mois de vie . Les infections sont 2 à 4 fois plus
fréquentes chez les prématurés.
La naissance repésente le
premier contact avec les bactéries et les infections
maternelles sont fréquentes en fin de grossesse .
Elles ont graves car le système
immunitaire est immature (en particulier chez le prématuré),
l'évolution peut être rapide, les manifestations
cliniques sont subtiles (initialement) et peu spécifiques
et que les examens de laboratoire donnent des résultats
tardifs et imprécis .
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Les
principales bactéries
Ce
sont :
- les streptocoques du groupe B qui représentait
40% de ces infections bactériennes (actuellement
en diminution en raison d'une meilleure prévention).
- Escherichia Coli (20%)
- Listéria monocytigenes (10%).
Les principales localisations sont
les scepticémies, les méningites et les pneumonies
mais on trouve aussi des infectionsurinaires, des ostéo-arthrites
et les conjonctivites .
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Facteurs de
risque
Différents
facteurs maternels et néo-natals sont associés
à une augmentation de la fréquence de de la
sévérité des infections néo-natales
et devront entrainer une surveillance accrue du nouveau-né.
Les
ruptures prématurées des membranes augmentent
le risque d'infections ascendantes du liquide amniotique
responsable de pneumonie d'aspiration et parfois de septicémie
: lorsque le liquide amniotique est infecté, le risque
d'infection pour le bébé est de 1 à
5%; ce risque est majoré si l'enfant est un prméaturé
de 34 semaines ou moins, ou si la période de latence
entre rupture et naissance est supérieure à
24 heures.
L'infection urinaire maternelle
est associée à une plus grande fréquence
d'infection néo-natale . De nombreux germes présents
dans l'appareil génital de la mère (et sans
conséquence pour elle) peuvent entrainer une infection
néo-natale et notamment le streptocoque du groupe
B, l'Escherichia Coli, le Listéria, mais aussi Neisseria
gonorrhée ...
Une asphyxie intra-utérine,
un accouchement difficile ou traumatique augmente le risque
.
Les facteurs néo-natals sont
la prématurité, le sexe (2 fois plus d'infections
chez le garçon), les manoeuvres de réanimation
du nouveau-né et l'existence de pathologies pré-existantes
.
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Prévention
Elle
repose
- sur le dépistage des facteurs de risque
- sur un traitement antibiotique préventif pendant
l'accouchement en présence de streptocoque du groupe
B ou de rupture des membranes prolongée
- sur la recherche systèmatique de germes chez le
nouveau-né en cas de facteus de risque .
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Surveillance
et diagnostic
Aucun
signe clinique n'est spécifique et le traitement
sera d'autant plus efficcace qu'il est débuté
précocément, c'est-à-dire à
partir de signes peu évocateurs : "Tout nouveau-né
qui va mal, surtout sans raison apparente, est a priori
suspect d'infection" et devra donc être traité
par antibiothérapie (en perfusion).
La surveillance repose donc sur
la présence ou non de facteurs de rique, des bilans
bactériologiques (prélèvement gastrique,
d'oreilles et/ou de placenta), la surveillance du comportement
du nouveau-né et des bilans biologiques (Formule
sanguine et CR.
Au moindre doute, apparition de
signes cliniques, présence de germes au bilan biologique,
modification des facteurs biologiques, une antibiothérapie
sera mise en route dans un service de néo-natologie
aprés avoir complété les bilans bactériologiques
(hémoculture et ponction lombaire) et biologiques.
L'antibiothérapie est généralement
multiple au départ pour couvrir l'ensemble des germes
les plus fréquement rencontrés chez les nouveaux-nés.
La gravité potentielle des
infections néo-natales doit faire accepter l'idée
qu'un certain nombre de bébés non infectés
soient traités sur des arguments de présomption.
François Delabaere
Pédiatre
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