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 LES INFECTIONS BACTERIENNES NEONATALES
20/05/03
 



Elles sont fréquentes et graves et représentent un facteur important de la morbidité et de la mortalité des nouveaux-nés .

Fréquence et gravité

    Deux pour cent des enfants sont infectés in utéro et jusqu'à 10% lors de l'accouchement et du premier mois de vie . Les infections sont 2 à 4 fois plus fréquentes chez les prématurés.
    La naissance repésente le premier contact avec les bactéries et les infections maternelles sont fréquentes en fin de grossesse .
    Elles ont graves car le système immunitaire est immature (en particulier chez le prématuré), l'évolution peut être rapide, les manifestations cliniques sont subtiles (initialement) et peu spécifiques et que les examens de laboratoire donnent des résultats tardifs et imprécis .

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Les principales bactéries

    Ce sont :
- les streptocoques du groupe B qui représentait 40% de ces infections bactériennes (actuellement en diminution en raison d'une meilleure prévention).
- Escherichia Coli (20%)
- Listéria monocytigenes (10%).
    Les principales localisations sont les scepticémies, les méningites et les pneumonies mais on trouve aussi des infectionsurinaires, des ostéo-arthrites et les conjonctivites .

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Facteurs de risque

    Différents facteurs maternels et néo-natals sont associés à une augmentation de la fréquence de de la sévérité des infections néo-natales et devront entrainer une surveillance accrue du nouveau-né.

    Les ruptures prématurées des membranes augmentent le risque d'infections ascendantes du liquide amniotique responsable de pneumonie d'aspiration et parfois de septicémie : lorsque le liquide amniotique est infecté, le risque d'infection pour le bébé est de 1 à 5%; ce risque est majoré si l'enfant est un prméaturé de 34 semaines ou moins, ou si la période de latence entre rupture et naissance est supérieure à 24 heures.
    L'infection urinaire maternelle est associée à une plus grande fréquence d'infection néo-natale . De nombreux germes présents dans l'appareil génital de la mère (et sans conséquence pour elle) peuvent entrainer une infection néo-natale et notamment le streptocoque du groupe B, l'Escherichia Coli, le Listéria, mais aussi Neisseria gonorrhée ...
    Une asphyxie intra-utérine, un accouchement difficile ou traumatique augmente le risque .
    Les facteurs néo-natals sont la prématurité, le sexe (2 fois plus d'infections chez le garçon), les manoeuvres de réanimation du nouveau-né et l'existence de pathologies pré-existantes .

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Prévention

    Elle repose
- sur le dépistage des facteurs de risque
- sur un traitement antibiotique préventif pendant l'accouchement en présence de streptocoque du groupe B ou de rupture des membranes prolongée
- sur la recherche systèmatique de germes chez le nouveau-né en cas de facteus de risque .

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Surveillance et diagnostic

    Aucun signe clinique n'est spécifique et le traitement sera d'autant plus efficcace qu'il est débuté précocément, c'est-à-dire à partir de signes peu évocateurs : "Tout nouveau-né qui va mal, surtout sans raison apparente, est a priori suspect d'infection" et devra donc être traité par antibiothérapie (en perfusion).
    La surveillance repose donc sur la présence ou non de facteurs de rique, des bilans bactériologiques (prélèvement gastrique, d'oreilles et/ou de placenta), la surveillance du comportement du nouveau-né et des bilans biologiques (Formule sanguine et CR.
    Au moindre doute, apparition de signes cliniques, présence de germes au bilan biologique, modification des facteurs biologiques, une antibiothérapie sera mise en route dans un service de néo-natologie aprés avoir complété les bilans bactériologiques (hémoculture et ponction lombaire) et biologiques.
    L'antibiothérapie est généralement multiple au départ pour couvrir l'ensemble des germes les plus fréquement rencontrés chez les nouveaux-nés.
    La gravité potentielle des infections néo-natales doit faire accepter l'idée qu'un certain nombre de bébés non infectés soient traités sur des arguments de présomption.

François Delabaere
Pédiatre

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